
Par Nathalie Slight
Pour Marc-André Coallier, la saison estivale est synonyme de théâtre. Le papa de quatre enfants passera l'été sur les planches puisqu'il est directeur artistique de La Marjolaine à Eastman et comédien dans la pièce Quiproquo au Théâtre du Chenal-du-Moine, à Sorel. Marc-André, le théâtre de La Marjolaine a changé de vocation, n'est-ce pas ? Oui. En 2004, je me suis lancé dans une belle aventure : faire revivre un des fleurons culturels de la région d'Eastman, le Théâtre de la Marjolaine. Après sept ans d'exploitation, je me suis rendu compte que rentabiliser un théâtre d'été est extrêmement difficile. Voilà pourquoi La Marjolaine a changé de vocation, passant de théâtre à Maison de la culture. Quelle est la différence ? Nous ne présentons plus une nouvelle production maison par été. En prenant le virage Maison de la culture, La Marjolaine possède aujourd'hui une vocation culturelle et sociale. L'endroit devient un lieu de diffusion pour les artistes émergents et un plateau de travail pour de jeunes décrocheurs qui grâce à la Marjolaine touchent à plusieurs métiers connexes aux arts de la scène, de la billetterie à l'éclairage. Êtes-vous toujours présent ? Bien sûr, puisque je reste propriétaire des lieux et directeur artistique de la programmation. De plus, ma fille Alice qui est âgée de 17 ans a commencé à travailler à la Marjolaine. Il s'agit d'une tradition qui perdure depuis les tous débuts du théâtre alors que Marjolaine Hébert administrait les lieux. Marc Labrèche travaillait au théâtre lorsque son père Gaétan jouait. Même chose pour Mireille Deyglun, la fille de Janine Sutto. Les enfants des comédiens ont toujours gravité autour du théâtre. Cet été, nous allons présenter La Folle Odyssée de Jacques-Cartier avec Jean Petitclerc, Francis Vachon, Joël Morin, Denys Paris et mon frère Claude-Michel Coallier. Pour ma part, je jouerai dans la pièce Quiproquo, au Théâtre du Chenal-du-Moine, à Sorel. www.lamarjolaine.info


















